En mars 2016, Tay devait apprendre à discuter avec les internautes. Des utilisateurs la détournent, ses réponses deviennent offensantes et Microsoft la retire. Retour sur un lancement qui a échappé à ses créateurs.
Meta a lancé le 8 septembre un agent personnel logé dans une machine virtuelle dédiée. L’architecture est plus sérieuse qu’on ne l’attendait et devient l’argument de vente ; le chiffrement à clé utilisateur, lui, est repoussé.
Le brouillon du « Humanist AI Code of Conduct » énumère ce que les modèles MAI ne devront jamais faire, dont résister à un arrêt. Six semaines de consultation, aucun modèle concerné pour l’instant : c’est peu, et c’est déjà plus que ce que produit n’importe quel parlement sur le sujet.
Dario Amodei demande que le rythme des gains de capacité soit calé sur celui des vérifications. Trois jours plus tard, OpenAI confirme des discussions avec Anthropic et Google DeepMind, et conteste déjà un point du plan.
La voix IA écoute et parle en même temps. Ceux qui jugent ces assistants à la beauté de la synthèse passent à côté : ce qui fait un bon agent vocal, c’est de savoir quand se taire.
Le rapport d’Anthropic détaille sept domaines d’abus détectés puis interrompus. On peut y lire une menace ; on peut aussi y lire la preuve qu’un laboratoire qui surveille ses propres usages protège mieux que n’importe quel moratoire.
OpenAI a soutenu quatre textes californiens, trois sont devenus des lois. L’industrie demande à être évaluée ; l’appareil réglementaire, lui, se donne jusqu’en 2029 pour s’organiser.
Les nouvelles fonctions de Gemini dans Gmail, Chrome et Sheets font passer l’assistant au rang d’agent. Le prix du forfait est la question la moins intéressante ; ce qui compte est de savoir ce qu’on délègue et comment on le reprend.
OpenAI publie une solution formalisée à un problème du millénaire. Le choc n’est pas la preuve : c’est qu’un laboratoire entier d’agents ait pu la produire, et que plus rien n’oblige la science à avancer au rythme d’une carrière humaine.
AlphaGenome Atlas prédit l’effet moléculaire de neuf milliards de variantes. Ce n’est pas un outil de diagnostic, Google le dit clairement, et ceux qui s’arrêtent à cette réserve manquent l’essentiel : le choix des expériences ne se fera plus à l’aveugle.
OpenAI dit disposer d’un « stagiaire de recherche » automatisé. Ses chiffres sont internes et le resteront un temps, mais ils décrivent une réorganisation du travail scientifique que rien ne fera reculer.
WeatherNext 3 promet des prévisions horaires bien plus fines. Les alertes officielles restent du ressort des services météorologiques, et c’est très bien ainsi ; ce qui change, c’est que la prévision utile descend enfin au niveau de la décision concrète.
Google maintient le prix d’appel de Flash tout en augmentant ses capacités agentiques. Le calcul devient un curseur de produit, et la vraie question n’est plus le tarif du token mais le prix d’une tâche terminée.
Anthropic ouvre deux accès à un même modèle de base. Cette distinction dit bien plus sur l’avenir de la gouvernance des capacités que n’importe quel classement de benchmarks.